RP Libéré sur tout un monde a créer

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Lun 7 Juil - 20:57
Il est apparu comme ça, d'un coup, aussi rapidement qu'un coup de foudre sur le rebord du toit et aussi silencieusement qu'un tigre en chasse. Comme un enfant, il laissa ses pieds se balancer dans le vide alors que son regard se perdait dans le ciel, mon ciel, ma lune, mes étoiles. Seuls mes oreilles se dressèrent, se penchant vers lui, à l’affût de ses mots et mouvements, tout comme mes pupilles bleues électriques mais ma face, elle, restait tournée vers l'horizon comme le reste de mon corps.


Drôle de type, avec sa peau légèrement métissée, ses yeux rouges et sa fourrure d'eben plumé de rouge... Pas un humain ça. Je pourrais chercher à savoir ce que c'est, ou qui s'est, mais la nature a créé tellement de choses, tout comme l'homme. Le temps de le découvrir, e sera sans doute déjà le matin.


Je l'écoutais quand il parla de la lune avant de le quitter du regard pour observer celle-ci, rosée à souhait. Ma belle lune... Oui, magnifique, comme toujours. Il faut dire qu'on la bichonnait encore et toujours pour garder cet éclats aussi bénéfique que maléfique sur la plupart des espèces vivantes, que celle-ci le ressentent ou non.


Sa voix était douce, calme, apaisante. Je me décontractais légèrement, ne ressentant aucun danger imminent sans pour autant baisser totalement ma garde. J’avais beau être divin, je n'étais pas immortel et quand on voyait dans quel horreur baignait parfois les créatures d'ici bas, je ne pouvais que garder un minimum de méfiance. Posant de nouveau mon regard sur lui, je ne voyais pourtant rien de mauvais à première vu, bien au contraire, vu son sourire doux, serein et rassurant.


Je ne sus pas quoi répondre en premier lieu à sa question. Je fus d'abord énervé contre moi-même de me laisser si souvent admirer mais d'un autre côté, j'en étais fier. Au moins, ainsi, certain savait que nous existions encore.


Mes ailes se replient finalement, se calant bien contre mon dos, la corne sur mon front luisant, comme si les rayons de la lune étaient emprisonnés en elle. La brume sous mes pattes s'étira, l'englobant aussi pour le dissimuler tout comme moi des êtres d'en bas trop curieux alors que ma langue se glissait sur mes canines devenues aussi brillantes que l'excroissance sur mon front. Aussitôt touchées elles disparaissaient comme dévorées par les ténèbres de la nuit, suivies par mes babines, ma gueule, mon cou, mon corps. Comme une peau que l'on enlève, ma forme féline disparut pour prendre celle de mon voisin, façon bien plus pratique pour répondre que quand on a les crocs d'un tigre a dents de sabre. J'aime bien ce petit don qu'on a, même si on s'en sert peu. Il faut dire que se lier aux mortels, si l'on peut dire, ça nous attire guère...




  • Pas vraiment... Prend donc tes aises, cet endroit est autant à toi qu'à moi, tout comme le ciel, sa lune et leurs étoiles.



Même ma voix ressemble à la sienne mais elle n'a pas son ton et je n'ai pas ses expressions. Lui semble souriant, joyeux, plaisantin alors que sur son visage emprunté je n'ai que sérieux, lassitude et nostalgie.




  • Excuse-moi d'emprunter ton corps mais je ne peux répondre sous ma vraie forme, répondis-je finalement en me tripotant le torse, curieux quand même de ce corps qu'est pas le mien. Avec des tétons, par exemple, c'est bizarre, tout comme les plumes dans les cheveux que je finis par toucher aussi.
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Mar 10 Juin - 5:41

La nuit était magnifique ce soir là car la lune était pleine. Le jeune Alpha était sorti et se fondait dans la masse de gens qui étaient encore dans les rues à cette heure tardive. Ça grouillait encore beaucoup, et beaucoup de boutiques étaient encore ouvertes, et surtout les pub et salles de jeux et casinos. Tous s'activait mais le jeune homme l'avait vu sur le toit d'un immeuble, étendre ses ailes pour recevoir les rayons de la lune. Tout comme il lui arrivait d'appercevoir son second, son frère ou son cousin, un parent proche, enfin, il ne saurait dire, mais il apparaissait à l'inverse dans la journée. Il avait toujours été curieux mais n'avait jamais osé déranger ces êtres divins. Ce soir, Sword avait envie d'en savoir plus sur eux, il s'arrêta alors sur le trotoir et leva la tête pour l'observer. Les gens passaient sans le bousculer comme si un champ de force entourait le jeune homme. De plus, il aurait pus être interpellé avec ses cheveux noirs jais à mèches plumées rouges et ses yeux rouges, mais personne ne semblait s'en soucier. Il disparut soudainement de la foule pour se retrouver sur le même toit que l'animal, assit sur le rebord du toit, les pieds dans le vide qu'il balançait comme un enfant et il regardait la lune. Elle était énorme ce soir et surtout magnifique, légèrement rosée. Le lendemain il ferait chaud.

-La lune est magnifique d'ici!

Le jeune homme avait une voix claire et douce, d'oú on supçonnait qu'il savait utiliser sa voix pour apaiser les coeurs et enlever toute tristesse du coeur des gens rien qu'en chantant. Le regard du jeune homme se posa alors sur la créature sombre et un sourire apparut sur son visage. Un sourire serein et doux, rassurant. C'était ainsi qu'était Sword, toujours souriant et joyeux, à vouloir plaisanter à la moindre occasion et à redonner une lueur aux coeurs rabougris et grisé par la déprime ou les émotions de stresse intense que les gens avaient souvent sur cette terres dont il était le gardien. Il détailla l'animal un instant, il le trouvait magnifique et lui rappelait qon frère aîné lorsqu'il prenait sa forme féline. Lui aussi était magnifique. Mais le jeune homme senti que l'animal ressentait une certaine tristesse. Peut-être à cause de la solitude. Peut-être autre chose, il be saurait dire quoi.

-Ca fait un moment que je vous vois, mais jusqu'à maintenant je n'ai jamais eu le courage de venir vous voir. Je ne dérange pas au moins?
Mjöllnir
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Sam 24 Mai - 19:34
Regardez-vous, âmes perdues, marchant, courant, le nez dans vos téléphones ou vos journaux, le regard perdu dans les songes ou égarés dans la déprime. Je vous observe moi, tous les soirs, quand vous vous entassez dans les voitures, les trains, les métros, quand vous vous bousculez, quand vous perdez patience ou que vous courbez l'échine. Peuple misérable, vous avez oublié ce qui a fait de vous l'espèce dominante, ce qui vous a permis d'apprendre, comprendre, créer....

En fait, non, certain d'entre vous le savent encore. Ce sont ses enfants trop jeunes pour se laisser guider que par la réalité ou ces êtres qui s'arrêtent, sur le trottoir, levant leurs yeux vers ce ciel que j'assombris et les étoiles que j'illumine, éloignant parfois les nuages pour leurs permettre de rêve de nouveau, plus haut, plus loin, plus grand.

Les rêves... c'est parce que vous rêviez d'une vie utopique que vous avez créé toutes ces choses qui s'animent autours de vous, ces choses qui bougent à votre volonté, ces choses de métal froid ou de chaleur extrême. On vous a observé grandir jours après jours : on a vu la roue laisser place à la charrette qui laissa place à la voiture puis au train et a l'avion. On a vu le feu des éclairs devenir bougie, lampe à huile puis, d'une façon totalement différente, ampoule. On a vu les prières et le respect qui nous était dû disparaître sous le temps, les cris et le sang pour des religions inexistantes...

Ce soir, invisible à vos yeux, je dispose de nouveau le voile des ténèbres sur une partie de la terre, l'agrémentant de forme étoilée que vous appelez « constellations ». Parfois, un enfant a l'esprit encore assez ouvert malgré les œillères que vous lui mettez me voit dans ma forme véritable et je dégage alors le ciel de ses nuages pour que son esprit puisse s'envoler et ses rêves se multiplier dans l'immensité de l'univers. Félinement, je continue alors mon chemin, mon corps noir et svelte se fondant à l'obscurité, ma crinière blanche et fumeuse laissant des traînées de cotons nuageux. Parfois, un coup d'aile trop vif et un éclat bleu électrisant apparaît. C'est la teinte de mes plumes et du bout de ma queue.

J'ai fini, du moins, pour ce soir. Mon jumeau, de l'autre côté de la planète, a sûrement sorti son soleil lui. Je me pose sur le toit de l'une des tours de la ville et regarde tout ce monde à mes pieds. La nuit est déjà tombée mais la ville ne s'endort pas. Je trouve ça fascinant et triste à la fois...

Mon regard se lève vers le ciel. La lune, sage, pleine, m'offre quelques uns de ses rayons. J'étends mes ailes pour les recevoir, baissant ma garde. Un flottement dans l'air, un léger brouillard persistant qu'en un point et ma forme apparaît aux yeux de tous. Je sais que je peux me permettre, ce petit moment à la vue de tous, car vous ne relevez pas la tête, et ceux qui le font, ne me revoyant plus les jours suivant, me prennent pour une hallucination créée par l'alcool, la cigarette, ou la fatigue. Je soupire légèrement : parfois, j'aimerais bien que vous fassiez comme autrefois, qu'a ma vue, vous lanciez une prière remerciant la terre de nous avoir donné vie, à nous les êtres qui offrons bien des choses à votre existences... Mais comme mes frères et sœurs, je sais que ça n'arrivera pas. J'en suis las, m'affalant contre le rebord en béton. Votre déprime est-elle contagieuse humains ? Après plus de 4 milliards d'années à offrir la nuit à notre mère la terre, je crois que finalement, je l'ai attrapée.
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